j'anticipe ma chronique de vie, 40 ans, la bedaine, le flasque, les gobelets brulés et en fleurs, les gages moisis ainsi que les agés plus très frais.

Ce matin-là j'ouvris ma boite de réception et je vis qu'un mail m'y attendait. C'était un mail d'Elle. Aucun doute, j'avais enfin des nouvelles, ce n'était pas un chaîne stupide ou une pub qui prenait le nom d'un contact non, c'était bien d'elle qu'il venait. A la vue de son prénom mon c½ur fit un bond. Il battait la chamade, et l'adrénaline se répandait dans mes veines. Ni une ni deux je double-cliquai sur l'enveloppe fermée. Le temps que la page se charge me sembla durer une éternité mais elle arriva. Un texte. Un texte court, pour ainsi dire, une petite lettre. Ayant perdu mes moyens je tentai de me calmer et de fixer mes yeux sur le commencement, le « Bonjour Oli ». En vérité c'est là que commença mon cauchemar. Elle me disait qu'elle allait bien, qu'elle allait même mieux, qu'avant. Elle me disait avoir enfin trouvé le bonheur, dans les bras d'un autre. Il n'était pas « bien », il était mieux. Elle m'annonçait avoir tout plaqué pour lui, ce gars sorti de nulle part qui l'avait aidé au moment où elle touchait le fond. Au fond, il l'avait sauvée, sauvée de la noyade, car oui, elle se noyait. Avec toi je me noyais, Oli, j'en suis consciente à présent. Je la noyais, je l'étouffais, je la serrais trop fort et la laissais retomber trop durement. Je la coupais, la tourmentais, lui foutais une pression telle qu'elle ne voyait plus aucun de ses amis, je la forçais à tout, ne lui plaisais en rien, je la délaissais quand ça me chantait et revenais, encore plus sûr qu'elle de ses sentiments
J'ai tout faux. Je le sais à présent. Il n'y avait rien à part elle, toute mon attention était dirigée sur elle. Moi qui croyais la surprendre et l'attendrir en fait usais de sa tristesse. Je suis usée, Oli, usée de toi et de tes caprices, de tes manies et de tes sautes d'humeur, j'en peux plus. Elle n'en pouvait plus. Chaque jour qui passait je lui enfonçais un peu plus la tête dans la fange, m'appuyant sur elle pour ne pas me salir, la prenant comme tuteur pour ne pas m'écrouler sous l'alcool. Je rentrais tard, ne faisais rien, ne m'excusais jamais, et lorsqu'elle m'avait dit vouloir prendre l'air, moi j'ai pris du bon temps. Si j'avais su...
Je t'aurais rattrapée dans ta chute ma bien aimée, je t'aurais montré que je n'étais pas que ce lâche avec qui tu vivais, je t'aurais montré le meilleur de moi-même. Il n'y aurait pas eu une seule journée sans te voir sourire, on aurait eu les enfants que tu voulais, ils auraient grandi, comme toi et moi on a grandi, sans trop de conneries.

# Posté le jeudi 12 juin 2008 14:33

I've got you under my skin, mais pas là : MY WAY



Oh my delusion.
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# Posté le jeudi 12 juin 2008 14:24

POUR LA PEINE : FLY ME TO THE MOON

SINATRA

# Posté le lundi 12 mai 2008 06:21

Modifié le jeudi 29 mai 2008 15:06

HOMOGENIC - BJORK

HOMOGENIC - BJORK
Une folie, furieuse
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# Posté le lundi 12 mai 2008 06:07

Je vous nourris de mes textes, certains ferment la bouche, d'autres vomissent, en fait y en a partout

C'est marrant la nuit. La nuit au fond on l'attend tous pour quelque chose, pour se cacher, pour faire la fête, pour fumer en cachette, pour se reposer. Au fond la nuit a ce petit quelque chose qui rassure autant qu'il peut effrayer. J'ai longtemps eu peur du placard, de dessous mon lit, du couloir, de la chasse d'eau lorsque minuit sonnait, mais aujourd'hui je savoure ceci comme une tranquillité apaisante. Je m'en grille une dehors, les voisins sont chez eux, ils me laissent la rue. Je peux y faire ce que je veux. Les volets sont fermés, ainsi les maisons ferment les yeux. Les lampadaires m'éclairent moi seul, je suis le roi de ma rue. Même les chats n'osent plus m'approcher. Je souffle des nuages, je bois le feu, et ma tasse refroidit doucement sur mon muret. Pourtant la nuit m'a deja fait pleuré, quand j'étais petit, tout petit. Il n'y avait que moi et j'avais la sensation d'être tout seul sur cette p**** de planète bleue.

# Posté le vendredi 18 avril 2008 09:46

Modifié le jeudi 01 mai 2008 13:04